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Fratrie : les meilleurs amis du monde (ou pas)

Même si notre rêve serait que nos enfants s’entendent le mieux possible, nous ne pouvons exiger d’eux qu’ils deviennent les meilleurs amis du monde. 

Après avoir essayé l’habileté n°1 et l’habileté n°2, voici donc l’habileté n° 3.
Être de la même famille n’est pas un choix pour nos enfants. Vivre avec d’autres personnes que l’on n’a pas choisies n’est pas toujours facile et pourtant ils n’ont pas le choix puisqu’ils sont frères et soeurs.
Pour autant, on peut essayer de faire en sorte qu’ils s’acceptent les uns les autres dans leur différence.

Nous vous proposons de mettre en place des jeux de coopération et des jeux qui permettront à chacun de se détendre un peu en cas de conflit.

Le jeu et les rires partagés sont des valeurs sûres pour :

  • se connecter et créer du lien
  • remplir le réservoir affectif des adultes et des enfants
  • rediriger un comportement inapproprié
  • relâcher la tension dans la relation
  • donner de l’attention
  • se détendre

Par exemple, lancez des défis loufoques : prétendre aux enfants qu’on est champion du monde d’un certain type de challenge (lancer de chaussettes dans la corbeille de linge sale, récitation la plus rapide de poésies, champion du monde des mimiques de visage, etc…l’idée est que l’activité soit amusante. En tant que champion de ce domaine, on est capable de battre facilement un ou plusieurs enfants qui se mettent ensemble. Rien de tel pour les inciter à relever le défi (et donc à cesser de nous casser les pieds avec leurs conflits !). L’idée est ici à la fois de redonner du pouvoir personnel aux enfants et de les inviter à faire ensemble pour dépasser les conflits.

On peut également jouer à « reporter sans frontière » : quand les enfants se disputent, on peut intervenir à la manière d’un reporter qui vient les interviewer. Cela pourrait ressembler à quelque chose comme : « Mesdames et messieurs, en direct du front, je vois deux enfants en pleine bataille. Je vais leur proposer mon aide. » puis en s’adressant aux enfants : »Bonjour, pouvez-vous nous en dire plus sur ce qui se passe ? Nos téléspectateurs ont le droit d’être informés. »

Bien sûr, il ne s’agit pas de se moquer des enfants et cette idée est hors sujet quand le conflit entre les enfants a atteint les violences physiques. Mieux vaux « sentir » la température avant de se lancer dans une telle approche.

Une autre variante de cette approche pourrait être de jouer au commentateur sportif : chaque action est commentée à la manière d’un match de foot avec exagération et suspens (« oh, j’y crois pas, il a osé faire ceci; comment va-t-elle réagir ? Personne ne le sait encore, attendons de voir… »).

Il n’est pas toujours possible de recourir à ces astuces, il faut ajuster cela à notre niveau de fatigue et au degré d’agressivité des enfants.

A vous d’inventer d’autres jeux ! (et vous pouvez même nous les partager sur notre page Facebook !)