La fête de Noël est là ! C’est le moment d’annoncer des bonnes nouvelles, de raconter des jolis souvenirs, de conter des fables douces et inspirantes. Alors nous avons cherché (et trouvé) des histoires de bébés-surprise qui ont chamboulé la vie de celles et ceux qui y ont été confrontés. Pour le meilleur, évidemment.
Charlène et son conjoint ont accueilli un bébé-surprise alors qu’ils avaient connu des difficultés pour avoir leurs deux premiers enfants. Alors, quand cette grossesse s’est annoncée, le cœur de la future maman s’est emballé, avec la peur de chambouler l’équilibre familial tout juste trouvé. Elle se souvient : « Le sourire aux lèvres et les yeux écarquillés il me dit « Non, c’est pas vrai ? » J’ose lui demander s’il est heureux. Si ce n’est pas un peu tôt. Il me rassure : « Oui ce n’était pas prévu et alors ? » On a connu tellement d’échecs avant d’avoir nos deux premiers bébés. (…) Il m’a fallu de longs mois avant de réaliser que bébé était bien là, au creux de mon ventre. Mais dès les premières petites bulles ressenties dans le ventre, j’ai compris. J’ai compris que oui, la vie nous faisait une bien jolie surprise. La plus belle, celle que l’on pensait être réservée qu’aux autres. »
Delphine, à 44 ans, avait fait le choix d’une vie sans enfant, tant elle était éprise de liberté. Aussi, le jour où son test de grossesse s’est révélé positif, elle a cru que le ciel lui tombait sur la tête. « Une catastrophe ai-je d’abord pensé ! J’ai ruminé la nouvelle pendant trois jours, et j’ai pleuré, pleuré… Si mon ami ne m’avait pas dit « On le garde », j’aurais envisagé une IVG… Aujourd’hui, je suis une maman comblée ! Un bébé, c’est fabuleux, ça apporte un équilibre incroyable, j’ai arrêté le nombrilisme, j’ai construit quelque chose. C’est ce qui s’appelle un heureux accident. »
Floria a versé tant de larmes en apprenant qu’elle était enceinte ! Ce bébé est arrivé dans sa vie au mauvais moment… De son côté, son homme était hyper-stressé, notamment pour l’aspect financier. « Vraiment, ce bébé, je n’en voulais pas, mais je ne pouvais pas me résoudre à avorter. Alors j’ai poursuivi ma grossesse, mais dans la tristesse. Pourtant, au fur et à mesure, mon bébé m’a comme apprivoisée… Je le compare aujourd’hui à un invité imprévu qui m’a appris à élargir l’espace de la tente familiale, de mon cœur de mère, et à vivre plus sobrement. Après sa naissance, j’ai culpabilisé du mauvais accueil que je lui avais réservé, alors j’allais le voir dans son petit lit, je me penchais vers lui et lui murmurais : « Pardon »… Aujourd’hui, comment imaginer la vie sans lui ? »
Viviane. Il y a quelques années, le couple de Viviane a accueilli un bébé qui n’était pas prévu, pas programmé, pas imaginé. Un vrai choc. « J’avais 24 ans et déjà deux enfants ! L’aîné avait 2 ans et demi, le second 9 mois et je n’étais pas prête, physiquement et psychologiquement, à donner de nouveau la vie. Mon mari, 27 ans, venait, six semaines plus tôt, de subir un accident de moto très traumatisant, dans lequel il avait manqué de laisser la vie. Il s’en était sorti avec une épaule en miettes et un bras dont les médecins annonçaient qu’il resterait paralysé à vie. A ce moment-là, il était convalescent, sous traitement anti-douleur, insomniaque et handicapé. Et pourtant, c’est lui qui m’a soutenue, encouragée… voyant dans cette future naissance la victoire de la vie sur la mort qu’il venait de frôler, la promesse d’une joie dans l’épreuve. Peut-être que nous allions y arriver, pas à pas. Il était là. Je n’étais pas seule. Nous n’étions pas seuls. Sa tranquille assurance a eu raison de mon angoisse. J’ai finalement décidé de lui faire confiance, et de me faire confiance. J’ai accepté l’idée d’accueillir ce bébé. Une surprise de la vie, qui nous a pris au dépourvu, et nous a infiniment fait grandir. »
Céline. « Et Bam ! » Céline a vraiment eu la sensation que le ciel lui tombait sur la tête quand elle a découvert sa grossesse. Ce jour-là, elle a fini sa journée en mode zombie, en attendant de pouvoir en parler avec monsieur dont elle appréhendait la réaction. Elle se souvient : « Lui non plus n’en voulait plus. Et ça a été un choc pour lui comme pour moi. Je ne peux pas parler à sa place mais juste après la découverte on n’en menait pas large. Mais on a réagi différemment. Monsieur me demandait souvent si j’avais réfléchi, m’assurant constamment son soutien quoique je décide. Car oui au final c’est notre bébé mais mon corps… sauf que je me sentais bien incapable de prendre une telle décision. A partir de là, ça a été presque tacite entre monsieur et moi : la vérité de ce que je voulais faire s’est imposée petit à petit et on s’est fait à l’idée progressivement. Si je suis honnête je dirais que j’ai l’impression qu’il a accepté plus vite que moi cette idée… Aujourd’hui ça reste un peu compliqué. Je l’assume, j’en parle sans tabou, j’essaie de lier un lien avec ce bébé même si je l’aime déjà. On en est sûrs de sûr, c’est la dernière grossesse (!), alors il serait mieux d’en profiter et de prendre le temps de revivre tout cela une dernière fois ! »
Violaine a toujours rêvé d’être maman. La grossesse est une période qu’elle attendait, rêvait, fantasmait, jusqu’au jour où … « Je suis tombée enceinte alors que le projet de bébé était encore loin de faire partie de nos plans. Même si j’étais très impatiente, nous jugions que la période n’était vraiment pas la bonne et n’imaginions pas avoir d’enfant avant encore plusieurs années. J’ai eu la surprise de découvrir la nouvelle tard un soir : mon cycle avait quelques jours de retard et je voulais seulement prendre un test « pour me rassurer ». Alors, quand j’ai vu s’afficher la petite barre de confirmation, j’ai perdu tous mes moyens. Je n’arrivais même pas à comprendre la notice. C’est le papa qui a réussi à garder suffisamment de sang-froid pour me la lire. Pas de doute, il y avait un minuscule bébé dans mon ventre. Un sacré bouleversement émotionnel ! Mais il m’aura quand même fallu attendre le milieu du 4ème mois avec les premiers coups ressentis, pour vraiment me sentir enceinte. A compter de ce moment-là, tout s’est mis à beaucoup plus ressembler à l’expérience que j’avais projetée pendant des années… »
Astrid a participé à l’Aventure « Famille XXL ». Elle raconte comment, 6 ans après leurs 5 enfants, leur petit Leopold est né sans être du tout au programme du théâtre familial ! « Nous avions eu des jumelles quelques années auparavant… et même si au fond de moi il y avait un vrai désir que je ne m’avouais pas, nous ne pouvions pas imaginer comment on y arriverait. Nous étions tous les deux épuisés, et clairement mon mari m’a dit que pour lui, ce n’était pas raisonnable, et que ce n’était pas possible d’accueillir un autre bébé… comme si c’était un drame ! Et quand je le vois avec Leopold, je dirais que ce bébé lui a ouvert le cœur… Oui, ce bébé, c’est notre cadeau, notre bébé tombé du ciel ! »
« Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux. » Victor Hugo (extrait)
Axelle Trillard
(*) Par souci de discrétion, les prénoms des mamans ont été modifiés.

