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Devoirs de vacances : Pour ou Contre ?

Pour certains parents, ils sont incontournables, pour d’autres ils seront achetés mais jamais ouverts de l’été, pour d’autres encore c’est une hérésie ! Que faut-il penser des devoirs de vacances ? Nous avons fait notre enquête, et la réponse est claire. S’il n’y a pas de règle en la matière, une certitude demeure : l’éducation, elle, ne prend pas de vacances !

L’avis des enfants

Et si on écoutait les enfants ? Avant tout, le terme « Cahier de vacances » les fait rêver… forcément, ils n’entendent que « vacances » en oubliant le « cahier » ! Cela étant, leurs témoignages sont précieux, en voici quelques-uns. « C’est bien de faire travailler son cerveau ! » « Je trouve qu’envoyer des cartes postales, c’est malin. » « C’est bien les devoirs de vacances, mais il y a plein d’autres façons d’apprendre et de réviser, par exemple les jeux de société. J’adore en faire. » « Des cahiers de vacances ? Pourquoi pas, mais à faire absolument dans un hamac, chez les grands-parents, pour s’amuser… » «  Les mots fléchés, les sudokus, les jeux des 7 erreurs, etc. je trouve ça tout autant intelligent que les devoirs de vacances qui me stressent ! » Alors, à vous, parents, d’être à la hauteur de leurs rêves d’été !

L’avis de la psychopédagogue

« Puisque les devoirs sont source de tensions pendant l’année, je propose de donner aux enfants le droit d’être, pendant les vacances, autre chose qu’un élève (brillant ou en difficulté). Et puis, est-ce vraiment ¼ heure par jour qui va faire la différence ? » La psychopédagogue rappelle au passage l’importance des parents : à eux de jouer (!) et de mettre à disposition des enfants des activités qui vont les faire grandir. « En faisant des Mots mêlés, l’enfant sollicite sa mémoire à court terme et son attention soutenue. Le Sudoku est excellent pour la logique et la prise en compte de contraintes. Le Jeu des 7 erreurs l’oblige à mettre en place une stratégie et à chercher des informations dans un document.  Une partie de Color Addict ou de Bazar Bizarre exerce sa flexibilité et sa vitesse de traitement.  Retrouver le chemin de la plage ou du marchand de glaces exerce ses capacités de planification et de repérage spatial. Et un simple Jacques a dit l’oblige à réfréner son impulsivité. » Autant d’activités ludiques qui permettent à l’enfant de travailler sans le savoir et de développer des compétences indispensables à ses apprentissages scolaires. Alors les devoirs de vacances, c’est vraiment pas obligé ! https://www.aureliegosselin.fr/blog/articles/vacances-ete-devoirs-repos

L’avis d’une mère de famille

Les devoirs de vacances ? « Petite, j’adorais ça ! Il faut dire que nous passions nos vacances à la campagne, dans des lieux isolés alors le Cahier devenait mon ami… Mais notre mère nous le proposait sans contrainte, je crois que cette liberté faisait la différence » se souvient-elle. Aujourd’hui devenue maman, elle avoue en glisser dans son caddie fin juin en faisant ses courses, mais sans grande conviction. « Je me dis : on verra bien, ça pourra toujours servir ! Mais j’ai remarqué que en faire quelques pages – le matin, toujours – permet de structurer les matinées. Car les journées de vacances sans cadre, c’est parfois le grand bazar ! » Elle ajoute : « Relâcher la pression, passer des bons moments ensemble, continuer à stimuler son cerveau – mais sur un mode ludique, voilà pour moi les essentiels.  Et chez nous, le combo gagnant de l’été, c’est lecture et sport ! »

L’avis de la psychologue

« Je dirais que l’incontournable devoir de vacances, c’est la pause, et le relâchement de la pression pour toute la famille afin de vivre des moments légers ensemble » assure Marie-Estelle Dupont. « Il s’agit d’introduire des temps de rien, du vide, du lâcher prise, sur de courtes durées (les fameux temps calmes), plutôt que d’imposer à nos enfants un activisme frénétique qui nous rassure mais les empêche de penser et de se structurer. » C’est aussi grâce à cette pause cérébrale que les enfants vont retrouver l’envie d’apprendre. La fameuse jachère agricole vaut pour le cerveau des bambins ! « Néanmoins, celui-ci a tout le temps besoin de s’entraîner. Il est donc aussi important de faire travailler son cerveau pour venir consolider certains apprentissages ». Un subtil équilibre pour éviter les excès dans un sens ou un autre. Comme dit l’adage : « In medio stat virtus » (c’est dans le juste milieu que réside la vertu). https://www.marieestelledupont.com/les-chroniques/pour-ou-contre-les-devoirs-de-vacances

L’avis du professeur en sciences de l’éducation.

Philippe Meirieu, également pédagogue reconnu, rappelle que les devoirs de vacances peuvent prendre de multiples formes et couleurs. Mais ce qui est unique, c’est la place des parents ! « C’est à eux de faire les devoirs de vacances, de chercher sans cesse quelles activités proposer qui permettent à leurs enfants de s’engager, de faire preuve d’initiatives et d’autonomie, de remobiliser à leur insu des savoirs scolaires, d’engager des démarches de découverte, d’accéder au plaisir d’apprendre et à la joie de comprendre. » Attention : cela peut se faire sans pression, mais avec toujours dans la tête ce devoir éducatif parental. « Ainsi, nos enfants profiteront au mieux de leur prochaine année scolaire ! » conclut-il. https://www.meirieu.com/ et ici l’article sur les devoirs de vacances.

Et pour tous ceux qui ne peuvent pas boucler une valise d’été sans y glisser un cahier de vacances, le Réseau des Parents vous recommande « Les cahiers de vacances Julie et Léonie ». Après dix années d’enseignement, la porteuse du projet – aussi mère de famille – profite d’un départ à l’étranger pour donner vie à un rêve : écrire des cahiers de vacances qui aident les enfants à grandir. Passionnée par les voyages et les rencontres, elle espère éveiller la curiosité et la soif d’apprendre des enfants. https://julesetleonie.com/

Axelle Trillard

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